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Impulsées dans les années 70 à New York par les habitants du quartier Bowery Houston, les Green Guerillas visent à une réappropriation des espaces vacants par les habitants au profit d’une activité de jardinage communautaire. Ce mouvement repris aujourd’hui dans beaucoup de pays occidentaux, fait l’objet d’une forte médiatisation en Angleterre et au Canada. La mise en place de blogs permet aux bloggers d’échanger sur les différents commandos qu’ils organisent dans le monde grâce aux photos, notamment. Ce mouvement est très peu présent en France à l’heure actuelle.
Pourquoi une Green Guerilla ?
Si ces Guerillas sont pertinentes dans les pays anglosaxons, la question est de savoir si, elles le sont en France et sur ce territoire parisien ?
La réponse est oui !
1° Parce que, quelques soient les motivations des Green Guerilleros, la réappropriation de l’espace public pa les habitants est toujours positive pour la ville.
2° Parce que sur ce territoire, l’omniprésence des infrastructures routières, en étouffant le peu de nature qui reste à la ville, étouffe aussi les humains.
3° Parce que la re-colonisation du béton par les végétaux est un signe, certes symbolique, qu’un autre environnement est possible.
Comment ?
Plantations durables : même si elle a une valeur symbolique forte, cette opération se veut pérenne (sauf dégradation). L’idée serait d’installer des espèces colonisatrices qui s’implantent naturellement dans les lieux réputés difficiles (budléia, ailante, sureaux), de tenir compte de l’implantation et des problèmes d’eau où pourraient être installés des sedum. Les végétaux seront récoltés sur le territoire, dans des délaissés, des friches, lors d’un premier commando.
Implantations durables : le lendemain du commando, nous irons à la rencontre des habitants du quartier pour recueillir leurs premières impressions, sur la manière dont ils perçoivent les changements (positif ? négatif ? volonté d’aller plus loin?)
Avec qui ?
L’opération de Green Guerilla propose de s’appuyer sur un réseau réunissant les habitants du quartiers, des artistes, des étudiants,…
Dans ce projet, les participants se réapproprient l’espace public et les délaissés urbains, travaillent ensemble et donnent un coup de baguette magique à certaines parties de la ville, totalement oubliées par les pouvoirs publics.
Si vous êtes intéressé pour participer en tant que volontaire à cette opération, contacter Cécile : 06 85 04 01 60
Zoom, Infraksound et Damien Masson organiseront durant la deuxième quinzaine du festival une session “marathon” de cartographie collaborative à partir de l’interface Wikibivouac.
Wikibivouac est un dispositif de récolte de données géolocalisées qui concernent les ressources disponibles librement sur le territoire (fontaines publiques, lieux de récupération (matériel, nourriture), lieux ouverts etc.). Ces ressources sont collectées via le site web wikibivouac.org de manière totalement libre.
Afin d’inciter à la récolte collective des sessions de chasses thématiques sont organisées. Deux premières sessions eurent lieu en mars, dont les objets de recherche étaient les points d’eau potable et les points chauds dans l’espace public (où tout du moins accessible au public).
Pour Emergences, une carte “Playgreen” en relation avec l’opération guerilla gardening qui aura lieu les 20 et 21 septembre proposera la cartographie des lieux potentiels pour l’installation de jardins sauvages.
En attendant, une hunting session est organisée dans le cadre du festival d’action urbaine Conflux à NYC. Il s’agit de renseigner les lieux où la nourriture encore utilisable est jetée (poubelles, surplus, fins de marchés, “décharges” agricoles). Une réinterprétation géographique et collective du glanage observé par Varda.



