You are currently browsing the tag archive for the 'ciup' tag.
Qu’on les utilise ou non, GSM, WiFi, etc…n’arrêtent pas de diffuser leurs informations. Des milliers de flux invisibles nous entourent, nous traversent, nous analysent : nous sommes au final qu’un data sur leur chemin, à intégrer dans leur base de données. Comment disparaître momentanément des réseaux qui nous cernent?
RUN! : PROJET DE (DIS)SIMULATEUR POUR JOGGER
Mens sana incorpore sano.
La fameuse locution inscrite à l’entrée de la Cité U donne le ton. Ici l’heure est à l’étude, et un grand parc permet aux étudiants de décompresser, chacun à son rythme, certains chronomètrant leurs tours, d’autres s’allongeant simplement dans l’herbe. Pourtant dans ce cadre bucolique personne n’échappe aux caméras de surveillance, la promenade est épiée quel qu’en soit le rythme.
L’idée est de créer un dispositif à l’abri des caméras dans le jardin, un endroit pour courir sans être vu.
Fonctionnant comme une roue de hamster géante, RUN! permet aux joggers de courir sur place. Cette grosse boîte dessinée pour être transportée en container, se place devant les caméras de vidéo sur-veillance : habillée d’un tirage photographique, elle disparaîtra de leur champ par anamorphose.
Une fois dans RUN! le jogger n’apparait plus sur les écrans, il est devenu furtif.
Design : Damien Chivialle
Images: Julie Guiches
A suivre…
Il s’appelle Thomas Sagory et il a transformé vendredi 19 septembre l’esplanade située derrière la Maison internationale de la CIUP en piste d’atterrissage (et de décollage) pour cerf-volants !
Archéologue de formation, Thomas pratique la photographie aérienne par cerf-volant – le photo-cervolisme – depuis plusieurs années, considérant qu’elle répond parfaitement aux besoins des chantiers de fouilles.
Dans le cadre de l’édition 2008 d’Emergences, il a mis en pratique son expertise (qui ne nécessite aucun brevet de pilote !) pour photographier de très haut la CIUP, son domaine, une partie de Gentilly et le périphérique.
Dans le cadre de CityScan (cartographie sensible et numérique de l’ensemble du territoire de la Cité internationale universitaire de Paris / Gentilly), des premières mesures ont été réalisées cette semaine par Ivo Flammer (Xilabs).
Ivo a effectué différentes mesures sur le territoire afin d’alimenter une base de données dans un premier temps et un
Système d’Information Géographique (SIG) bientôt en ligne.
Le SIG est réalisé avec la participation du collectif “Zoom+Infraksound+Damien Masson = pied la biche”.
En résultera une cartographie qui permettra d’offrir une représentation artistique, sensible et subjective des données prélevées durant le chantier. Conçue comme un outil de long terme, auquel chacun pourra collaborer sur Internet, elle invite à une réappropriation globale du territoire.
L’élaboration de ce corpus territorial doit servir de base de travail à l’élaboration de projets artistiques sur le territoire.
Impulsées dans les années 70 à New York par les habitants du quartier Bowery Houston, les Green Guerillas visent à une réappropriation des espaces vacants par les habitants au profit d’une activité de jardinage communautaire. Ce mouvement repris aujourd’hui dans beaucoup de pays occidentaux, fait l’objet d’une forte médiatisation en Angleterre et au Canada. La mise en place de blogs permet aux bloggers d’échanger sur les différents commandos qu’ils organisent dans le monde grâce aux photos, notamment. Ce mouvement est très peu présent en France à l’heure actuelle.
Pourquoi une Green Guerilla ?
Si ces Guerillas sont pertinentes dans les pays anglosaxons, la question est de savoir si, elles le sont en France et sur ce territoire parisien ?
La réponse est oui !
1° Parce que, quelques soient les motivations des Green Guerilleros, la réappropriation de l’espace public pa les habitants est toujours positive pour la ville.
2° Parce que sur ce territoire, l’omniprésence des infrastructures routières, en étouffant le peu de nature qui reste à la ville, étouffe aussi les humains.
3° Parce que la re-colonisation du béton par les végétaux est un signe, certes symbolique, qu’un autre environnement est possible.
Comment ?
Plantations durables : même si elle a une valeur symbolique forte, cette opération se veut pérenne (sauf dégradation). L’idée serait d’installer des espèces colonisatrices qui s’implantent naturellement dans les lieux réputés difficiles (budléia, ailante, sureaux), de tenir compte de l’implantation et des problèmes d’eau où pourraient être installés des sedum. Les végétaux seront récoltés sur le territoire, dans des délaissés, des friches, lors d’un premier commando.
Implantations durables : le lendemain du commando, nous irons à la rencontre des habitants du quartier pour recueillir leurs premières impressions, sur la manière dont ils perçoivent les changements (positif ? négatif ? volonté d’aller plus loin?)
Avec qui ?
L’opération de Green Guerilla propose de s’appuyer sur un réseau réunissant les habitants du quartiers, des artistes, des étudiants,…
Dans ce projet, les participants se réapproprient l’espace public et les délaissés urbains, travaillent ensemble et donnent un coup de baguette magique à certaines parties de la ville, totalement oubliées par les pouvoirs publics.
Si vous êtes intéressé pour participer en tant que volontaire à cette opération, contacter Cécile : 06 85 04 01 60
EMERGENCES 2008 : c’est parti !
Les artistes avaient RDV mercredi dernier (3/09) dans le Hall de la Maison Internationale de la Cité internationale universitaire de Paris (CIUP) à 10h…
Avant de commencer, il y a 2-3 petites choses à savoir sur le lieu de RDV ie. la CIUP et son parc…
Situé dans le sud parisien, plus précisément dans le 14ème arrondissement, la Cité internationale universitaire de Paris représente la plus forte concentration de résidences universitaires de Paris et de la région Ile-de-France : 5 600 lits, répartis dans 40 maisons.
La CIUP constitue une véritable exposition d’architecture à ciel ouvert. En effet, ses maisons ont été construites entre 1925 et 1969 et certaines sont signées par des architectes de renom : LE CORBUSIER, Willem Marinus DUDOK, Claude PARENT… Quatre d’entre elles sont classées ou inscrites au titre des monuments historiques.
Le parc de 34 hectares de la CIUP demeure un lieu préservé, loin de l’agitation urbaine, où le dépaysement est assuré.
C’est dans ce contexte architectural très stimulant que les artistes se dirigent donc à travers le parc vers le Collège Néerlandais…
Après 10 minutes de marche (et de découverte), tout ce petit monde arrive et s’installe dans le Grand Salon du Collège Néerlandais vers 10h30.
Stéphane Cagnot, le directeur du festival, prend la parole et une fois les remerciements d’usage formulés commence la présentation de l’édition 2008 d’Emergences puis revient sur chaque chantier SmartCity (CityScan, Playgreen, Invisibles et Metamenbrana).
Une fois le décor planté, un tour de table commence et chacun se présente :
> Christophe Goutes (graphiste) & Emmanuel Gabily | Exyzt | www.exyzt.net
> Naïm Aït-Sidhoum & Thibaut Candela | Collectif Zoom | www.zoomarchitecture.fr
> Damien Masson | laboratoire CRESSON
> Marcel.lí Antúnez Roca (artiste plasticien, performer) www.marceliantunez.com
> Ivo Flammer (artiste) | Xilabs www.xilabs.fr
> Julie Guiches & Benoit Lorent (artistes) | Studio-public | www.studio-public.org
> Damien Chivialle | designer
> Thomas Sagory (Archéologue photo-cervoliste) | www.du-ciel.com
> Stéphane Juguet (anthropologue) What time is it ? | www.wt2i.com
> Raphaël Massi (vidéaste) | www.ramassi.net
> Pamela Boni | Collectif “Ici Même” | www.icimeme.info
> Cécile Brazilier | Bio_cité
Naïm Aït-Sidhoum du Collectif Zoom revient alors avec plus de précisions sur le SIG (Système d’Information Géographique) développé dans le cadre du chantier CityScan…
Enfin, l’artiste catalan Marcel.lí Antúnez Roca clôture ces 2 heures de présentation par une passionnante immersion dans sa dernière installation Metamembrana, qu’il se propose de déployer dans le cadre de SmartCity.
La pause-déjeuner sera l’occasion pour les artistes présents de renforcer les liens récemment établis et de mieux se connaitre…
Après un bref retour dans le Grand Salon, toute l’équipe se dirige dans les bureaux de CitéCulture.
CitéCulture est le centre culturel de la Cité internationale. Il intervient principalement dans les domaines de la musique, l’architecture et les arts visuels.
Pascale Dejean (Chargée de projet architecture et patrimoine à CitéCulture) va y assurer pendant environ une heure, une rétrospective inspirée de l’histoire de la CIUP, depuis sa création jusqu’à nos jours.
La Cité internationale universitaire de Paris a en effet été créée dans le contexte pacifiste des années vingt, pour favoriser les échanges entre des étudiants du monde entier, en leur offrant un logement et des services leur permettant de poursuivre leurs études dans de bonnes conditions. Elle est née d’une alliance inédite entre acteurs publics et privés.
Aujourd’hui, la Cité internationale forme un lieu d’accueil pour les étudiants, chercheurs et artistes en mobilité sans exemple comparable dans le monde.
Dernière étape de cette journée bien remplie : une exploration du territoire Cité internationale universitaire de Paris – Gentilly.
Malgré le temps peu avenant, les artistes arrivent avec entrain à la 1ère étape de ce périple : la passerelle du Cambodge.
Reliant la Cité internationale universitaire de Paris et la ville de Gentilly, cette passerelle enjambe le périphérique intérieur et l’entrée de l’autoroute A6. Elle fait le lien entre les résidents de la CIUP et les habitants de Gentilly.
Après une traversée de la ville de Gentilly, le petit groupe arrive à la Friche Lénine.
C’est sur ce terrain que seront prélevés des végétaux pour le chantier Playgreen.
Enfin, Elise Sethi (Service Culturel de la ville de Gentilly), Amanda Rodon (Direction de l’aménagement urbain), Catherine Delize (Comité d’habitants au Chaperon Vert) et Emmanuel Dabouineau (Chargé de mission Renouvellement urbain Local ORU) rejoignent le groupe pour une présentation du projet “Opération Renouvellement Urbain” (ORU).
Ce projet s’étend entre trois pôles de développement attractifs et en pleine restructuration urbaine, économique et sociale : « Les Portes d’Arcueil », la Porte de Gentilly, et la Cité Internationale Universitaire.
Au coeur de ces trois pôles se trouve un vaste quartier intercommunal d’habitat, isolé, enclavé, mutilé par les infrastructures et en voie de dégradation sociale, et notamment une vaste cité de logement social : le Chaperon Vert.
L’ambition du projet est de réparer et rénover ce territoire par des requalifications urbaines, de valoriser par des actions culturelles et environnementales cette banlieue, de redynamiser la vie économique en l’affirmant comme tête de pont de la Vallée Scientifique et Technologique de la Bièvre, et d’améliorer les conditions de vie des populations qui vivent ce territoire au quotidien.
A l’issue de cette dernière étape, les artistes se dirigent vers la passerelle du Cambodge pour finalement quitter la CIUP.
Allez maintenant, au boulot !
Rendez-vous incontournable des cultures électroniques et des nouvelles formes artistiques, le festival Emergences réunit chaque année à Paris les acteurs français et internationaux de la création numérique.
Défricheur de nouveaux territoires artistiques toutes disciplines confondues, Emergences poursuit cette année son programme artistique SmartCity autour de la ville intelligente.
SmartCity est un projet européen de réflexion, de production et de diffusion artistiques. A la pointe des nouveaux usages et de l’innovation technologique, Smart City explore les nouvelles possibilités d’intervention artistique dans l’espace urbain et propose une vision alternative de la ville équilibrée, durable et recentrée sur le citoyen.
Le festival a choisi cette année de traiter de la question de l’activisme urbain et du rôle des artistes et des citoyens dans la construction de la ville. Le programme s’inscrit dans la lignée des actions insolites, contestataires, non violentes et parfois ludiques qui se multiplient depuis quelques temps dans les grandes métropoles, sur l’initiative de groupes comme Jeudi Noir, les Robins des Toits, les Brigade Activiste de Clowns ou autres Clan du néon
A la croisée de l’urbanisme, l’architecture, l’activisme, la sociologie, les arts visuels et la création multimédia, les activités du festival se déroulent en 2008 sur deux territoires : le Parc de la Villette et la Cité internationale universitaire de Paris.
Au programme : une conférence internationale le 30 septembre à la Cité internationale universitaire de Paris, une série de chantiers d’expérimentations artistiques sur les territoires de la Cité internationale et de la Villette, réalisée durant le mois de septembre.
Conférence | Chantiers artistiques | Déambulations | Soirée
1er au 30 Septembre 2008 | 6ème édition | CIUP | Parc de la Villette







